LA 8E ÉDITION DU DREAM DAY CONFIRME LA CROISSANCE RÉGULIÈRE DU PROGRAMME DREAM. LES ÉLÈVES ONT POSÉ TOUTES LEURS QUESTIONS À DES PROFESSIONNELS QUI ONT DÉLIVRÉ DES MESSAGES ESSENTIELS. PARTANT DE LEUR PARCOURS ET DE LEUR EXPÉRIENCE, CES « TÉMOINS DREAM » LEUR ONT OUVERT L’HORIZON EN RAPPELLANT QUE CHACUN PEUT TROUVER SA VOIE, QUE LA MOTIVATION EST UN MOTEUR PUISSANT ET QU’UNE CARRIÈRE N’EST PAS TOUJOURS RECTILIGNE. RÉSUMÉ DE DEUX VISITES-RENCONTRES.
Rencontre avec Danielle Vanbelle, infirmière, chef de service (médecine interne)
Lieu de la rencontre : CH Jolimont, La Louvière
Nombre d’élèves : 5 Année : rhétorique
Ecole : Institut Saint-Charles, Péruwelz Enseignement général.
· 10h00 : Accueil des étudiants. Danielle Vanbelle répond aux premières questions autour d’une tasse de café, dans une salle de réunion. Son dynamisme est communicatif. Le dialogue est franc, ouvert. Les élèves se lancent volontiers. Danielle Vanbelle resitue son parcours, explique ses choix, commente tous les aspects de son métier.
« A la fin de la journée, on se dit qu’on a servi à quelque chose. C’est important. Dans notre métier, on côtoie la joie, mais également beaucoup de peine. Il m’arrive encore de pleurer après des journées difficiles. On ne devient pas insensible, on gère, on en parle en équipe. La profession d’infirmière est un vrai métier de communication, qui s’inscrit dans un travail d’équipe, au service des patients. Il faut aimer les contacts, sans juger, en restant neutre ».
· 11h30 : Visite de quatre services. Danielle Vanbelle a prévu de montrer aux élèves diverses facettes du métier. Dans la salle de RMN (Résonance Magnétique Nucléaire), ils découvrent une infirmière très pointue en technique, devant son écran ; en gériatrie, ils croisent une ergothérapeute, une infirmière et un kiné ; en réanimation, l’infirmier chargé d’accueillir les stagiaires explique son parcours ; en néo-natalité, l’infirmière chef de service répond à leurs questions. De ces multiples expériences, plusieurs messages se dégagent.
« Les soins ont changé, depuis vingt ans. Le métier d’infirmière aussi. Nous sommes dans un secteur en évolution permanente. Pour assurer un service de qualité, on demande de plus en plus de spécialisation. C’est un métier dur et passionnant, qui offre de nombreuses possibilités de réorientation. C’est pourquoi il vaut mieux commencer par un graduat ‘généraliste’ avant de se spécialiser et ne pas opter d’emblée pour une filière restrictive. Vous mettrez ainsi toute les chances de votre côté ».
· 13h00 : Repas à la cantine. Debriefing. L’ambiance est conviviale. Les élèves sont détendus, leur professeur très satisfait de la visite.
« On s’était déjà renseignés avant, mais cette visite nous permet d’aller plus loin dans notre réflexion. Les infirmières que nous avons rencontrées avaient, à 17 ans, les mêmes idées que nous. C’est intéressant de voir comment elles ont évolué ».
Madame Callens, enseignante : « Six élèves m’ont demandé de remplir le formulaire que DREAM leur envoie pour les aider à prendre conscience de leurs compétences. C’est une bonne idée de leur proposer de confronter leur point de vue sur eux-mêmes avec celui de leur meilleur ami et d’un adulte. C’est une belle preuve de confiance de leur part. Pour moi, c’est intéressant d’aller à leur rencontre en-dehors de l’école. A l’occasion du DREAM Day, on apprend à mieux les connaître ».
Rencontre avec Jacques Camerman, Retail Unit Manager
Lieu de la rencontre : Audi Center Zaventem
Nombre d’élèves : 8 Année : 2 élèves de 5e, 6 élèves de rhétorique
Ecole : Institut Saint-Boniface-Parnasse, Ixelles Enseignement général.
· 14h00 : Accueil des étudiants. Dans la briefing room, Jacques Camerman retrace l’historique de D’Ieteren, société belge bicentenaire. Il parvient à faire passer la culture de l’entreprise à 8 élèves qui se destinent à des métiers d’ingénieur, d’architecte ou d’économiste. A travers son exposé transparaît la vision de D’Ieteren : demeurer fidèle à la tradition ; anticiper les mouvements du marché ; faire preuve de sagesse lorsqu’on évalue ses choix. Une vision que Jacques Camerman adapte au développement personnel des élèves.
« Il faut être créatif et saisir les opportunités, dans le business comme dans la vie. Un conseil : apprenez les langues. Chaque langue en plus vaut un diplôme. Ici, toutes les personnes qui ont des contacts avec les clients sont trilingues ou quadrilingues. Tous les clients apprécient qu’on leur parle dans une langue qu’ils maîtrisent, quel que soit le secteur d’activité ».
· 15h30 : Les coulisses de l’Audi Center. Visite des installations de ce centre dernier cri. C’est l’occasion de mettre en exergue l’organisation, le service au client, le travail d’équipe et le respect de l’environnement qui émaillent la vie quotidienne des 65 salariés.
« Lorsque nous avons ouvert le centre, fin 2003, nous avons proposé à la direction une série d’actions à mener pour assurer le lancement et atteindre nos premiers objectifs. De 28 personnes, notre effectif est passé à 65 aujourd’hui. Si vous connaissez un carrossier ou un mécanicien sans emploi, qu’il me contacte. J’ai quatre postes à pourvoir ».
· 16h30 : Partage d’expérience. C’est l’heure des questions ouvertes. On aborde rapidement celles relatives au parcours du « témoin ». Jacques Camerman a toujours nourri une passion pour l’automobile. Ça se sent. « Comment en êtes-vous arrivé là ? », demande un élève. Et lui de parler de ses dons de bricoleur à l’adolescence, de ses études d’ingénieur quittées après deux ans par envie d’aborder la vie active, de ses postes successifs, depuis le bas de l’échelle, dans la technique, la formation, la vente, le marketing. Puis de conclure.
« Si on a la volonté de s’investir et d’atteindre les objectifs fixés, ça marche. Chaque fois que j’ai soulevé un problème, j’en ai parlé à mon supérieur en suggérant plusieurs solutions. Pas en attendant qu’il me dise quoi faire. Dans toute activité, il faut s’automotiver en permanence pour gravir les échelons : un homme sans initiative ne fera jamais un bon patron. C’est pareil dans la vie ».
DREAM, conçu et développé par ICHEC-PME
DREAM est un projet national développé par l’ICHEC-PME en collaboration avec l’EHSAL. Depuis 1998, DREAM stimule l’esprit d’entreprendre chez les jeunes de 16-19 ans. DREAM organise des actions de sensibilisation tels que le DREAM Day, des enquêtes et des colloques. Toutes ces actions sont présentées sur le site www.dreamday.be, récemment renouvelé.
En tout DREAM a déjà permis à plus de 65 000 élèves de rêver à leur avenir professionnel, tout en gardant les pieds sur terre. Ce programme aide ces jeunes à faire un choix d’études et de profession réfléchi. Le jeune est tout d’abord amené à mieux se connaître grâce au matériel pédagogique. Le jour du DREAM Day, les élèves rencontrent par petits groupes un professionnel passionné qui témoigne de son parcours et de son métier.
Pour tout renseignement complémentaire (résultats complets des enquêtes, informations, témoignage, photos, matériel pédagogique…), veuillez contacter Sophie Goethals au 02 739 38 67, sophie.goethals@ichec.be.
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